Communiqué de presse

Les organismes communautaires en ont assez d’être sous-financés

Québec, 1 novembre 2015 – C’est en grand nombre que les groupes communautaires des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches participeront à la grève « 2-3 novembre, on ferme! Le communautaire, dehors contre l’austérité ». Dès demain, plusieurs organismes fermeront leurs portes lors de ces deux journées avec comme objectif de faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement.

Bien qu’organisé régionalement, ce mouvement de grève s’inscrit dans une grande mobilisation qui se déroulera partout dans la province. « Après les pétitions, les conférences de presse, les rassemblements et face à un gouvernement qui nous ignore et nous méprise, les organismes communautaires ont décidé de hausser le ton et de sortir dans la rue. Les 2 et 3 novembre, nous décidons de faire la grève et d’interrompre nos activités afin d’être entendus. », souligne M. Vania Wright-Larin, co-porte-parole régional.

De nombreuses actions à l’agenda
Dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, ce sont près d’une centaine d’organismes communautaires autonomes qui se mobiliseront lors des deux journées de grève. Ils seront plus d’un millier à la grandeur du Québec.

Piquetage, caravane de mobilisation, distribution de tracts, zones de grève, manifestations, tout est en place pour faire de cette journée un moment historique. « La population est invitée à se joindre aux groupes de la région, non seulement pour soutenir leurs revendications financières, mais aussi pour démontrer son mécontentement envers les mesures austères du gouvernement », explique Mme Isabelle Boily, co-porte-parole régional.

L’ensemble des actions, ainsi que la liste des groupes qui seront en grève dans ces deux régions, sont disponibles sur le site Internet : www.communautaireengreve.com.

Des revendications claires et urgentes
Cette importante mobilisation vise à porter les revendications des 4 000 organismes communautaires de la province.

Les demandes sont claires, ils exigent :

  • le plein financement à la mission globale de tous les organismes d’action communautaire autonome qui y ont droit;
  • l’indexation annuelle des subventions pour suivre l’augmentation des coûts de fonctionnement;
  • la fin des compressions budgétaires et un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux;
  • le respect de l’autonomie des organismes communautaires et la reconnaissance de leur travail comme moteur du progrès social.

Le sous-financement des organismes communautaires ne date pas d’hier et il est urgent d’agir avant que ceux-ci se voient obligés de fermer leurs portes définitivement. Les coupes et compressions du gouvernement accentuent cette tendance lourde et augmentent grandement la pression sur les groupes.

« En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées et en situation de pauvreté, l’austérité s’attaque aux organismes communautaires. Elle creuse les inégalités hommes-femmes et fragilise grandement notre filet social. Plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, et ce, sans pour autant voir leur financement rehausser », conclut M. Wright-Larin.

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